Arkadin France

Syndrome de la réussite : découvrez les symptômes et les remèdes préventifs.

Un excès de travail collaboratif et une disponibilité ininterrompue peuvent mener à un état de surmenage, un phénomène aussi connu sous le nom de « syndrome de la réussite ».

Vous êtes en déplacement professionnel à New York et vous n’avez pas fermé l’œil de la nuit. Il y a d’abord eu, aux alentours de minuit, cette série de messages faisant suite à un webinaire. Puis une invitation à une visioconférence, à 4 h du matin… Vous commenciez enfin à vous assoupir lorsqu’un collègue vous a contacté pour vous demander votre avis sur un rapport – avec une deadline fixée pour le jour même, évidemment…

Cette situation vous est-elle familière ? (Allez-y, soyez honnête.)

Si oui, sachez que vous êtes nombreux et que vous êtes sans doute atteint du « syndrome de la réussite », un mal chronique frappant les collaborateurs les plus performants. En bref, plus vous apportez à l’entreprise et plus on vous en demande. C’est le thème d’un article récent de la Harvard Business Review (HBR), référence incontournable de la pensée d’entreprise. D’après ce papier, les salariés actuels accorderaient 50 % de temps en plus au travail collaboratif.

La collaboration possède de nombreuses vertus : du partage de connaissances à l’apprentissage organisationnel, en passant par l’amélioration des relations entre les collaborateurs. Pour 65 % des salariés britanniques, les sessions collaboratives (comme les réunions de brainstorming), sont autant un vecteur de créativité qu’une méthode efficace pour évacuer le stress. Par ailleurs, 86 % des collaborateurs voient dans le travail collaboratif une source de connaissances indispensable à leurs missions.   Au revers de la médaille, on trouve cependant le burnout, un fléau que redoutent tous les professionnels des RH. Voici trois conseils pour vous aider à identifier et combattre ce phénomène.

1. Est-ce que la majorité du travail collaboratif repose sur une minorité de salariés ?

Selon la HBR, 3 à 5 % des collaborateurs seulement effectuent entre 20 % et 35 % des tâches collaboratives à valeur ajoutée. Commencez donc par identifier les personnes qui composent ces 3 à 5 %.

Ne cherchez pas forcément du côté de vos managers. Il peut très bien s’agir d’un membre de l’équipe IT (celui qui ne dit jamais non en cas de problème), ou d’un commercial qui consacre une part considérable de son temps à l’assistance client, à l’insu de tous bien sûr. Soyez aussi particulièrement attentif aux collaborateurs qui ont grimpé d’un échelon mais gardent un pied dans leur ancienne fonction.

Première étape, faites le bilan de votre environnement de travail. Un simple passage en revue des styles de travail et des types de missions peut déjà vous en dire long. Si vous percevez des écarts entre les membres d’une équipe, il existe un risque de « surcharge collaborative » chez certains d’entre eux.

SOLUTION : Valorisez plutôt que de critiquer. Félicitez le collaborateur concerné pour la qualité de son travail. Au passage, faites-lui faire part de vos inquiétudes quant à un possible burnout. Inscrivez toujours votre démarche dans une optique d’amélioration des performances, et non d’allègement de la charge de travail. Essayez simplement de le/la sensibiliser à la nécessité et aux bienfaits des temps de déconnexion.

2. La personne incontournable est-elle en fait un point de blocage ?

Prêtez une oreille aux conversations sur divers projets. Vous entendrez peut-être des phrases du type « On ne peut pas avancer sans Julien » ou « Il nous faut absolument l’avis de Cécile sur cette question ». Or, si Julien et Cécile ne font pas partie intégrante de l’équipe projet, cela pose un réel problème de responsabilité.

La  « réunionite » fait aussi partie de ses maux dont souffrent beaucoup d’organisations. S’il est essentiel de tenir ses collègues informés, tous ne doivent pas forcément participer à toutes les réunions. Faites preuve de discernement dans vos invitations ! Une démarche participative n’a d’intérêt que si elle est bien dosée. Après tout, 5 % des effectifs seulement traitent 40 % des demandes de collaboration.

SOLUTION : Entretenir une culture de l’unanimité peut engendrer des pertes de temps considérables. Donnez à vos collaborateurs un pouvoir de décision, sans perdre un temps précieux à chercher l’aval de plusieurs membres de la hiérarchie. De même, envoyez un message clair : reconnaître et résoudre ses erreurs a davantage de chances de mener à une promotion qu’à un licenciement.

3.  « Je dois y être » ou « Je veux y être » : sachez faire la distinction

Combien de vos collaborateurs se retrouvent dans des réunions où leur présence n’est pas indispensable ? Le meeting idéal : deux personnes, une décision. Si votre salle de réunion est pleine à craquer du lundi matin au vendredi soir, vos effectifs souffrent sûrement d’une « surcharge collaborative ».

Le vrai problème peut cependant venir de certains collaborateurs adeptes du « je veux y être ». Ces aficionados des réunions sont moins intéressés par le résultat final que par leur propre implication dans le projet. Pour autant, la volonté d’un salarié de « rester dans la boucle » n’est pas mauvaise en soi, d’où l’importance de ne pas briser cet élan. Voici notre solution.

SOLUTION : Partage de réunions virtuelles et participation en différé ! Les réunions virtuelles peuvent être enregistrées automatiquement en vue d’une participation ultérieure. Utilisez un système reposant sur la documentation et le partage dynamique d’informations avec tous les acteurs concernés – sans faire craquer vos salles de réunion…

EN RÉSUMÉ :

Lorsqu’elles sont mal utilisées, les technologies de communication et de collaboration sont autant un frein qu’un levier de développement. À vous, donc, de lever ces freins et d’actionner tous les leviers. Vous œuvrerez pour le bien-être de vos collaborateurs et préviendrez les cas de syndrome de la réussite et de son corollaire, le burnout.

Enseignement :

  • La sur-collaboration est aussi néfaste que la sous-collaboration dans l’entreprise
  • Le syndrome de la réussite peut précipiter vos meilleurs collaborateurs sur le chemin du burnout
  • Les technologies peuvent autant freiner que stimuler votre croissance – à vous de trouver le bon dosage

Offrez à vos collaborateurs les plus flexibles des outils de productivité et d’innovation qui satisfassent autant leurs besoins que les vôtres. Pour en savoir plus, téléchargez notre pack Entreprise Connectée spécial RH.

A propos de l'auteur

Annemarie dirige et met en œuvre la stratégie en matière de ressources humaines à travers l'Europe du Nord au sein des services de collaboration d'Arkadin. Elle est passionnée par le rôle que joue la communication unifiée dans les communications d'entreprise ainsi que dans le recrutement et le maintien du personnel.

Laisser une réponse

Enjoy work, enjoy life, enjoy sharing.