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L’éco-efficience, atout caché de la collaboration à distance

Avec un débat essentiellement centré sur les avantages financiers, on a souvent tendance à passer sous silence les effets bénéfiques de la collaboration à distance sur l’environnement. Vous vous demandez peut-être ce que vient faire votre empreinte écologique dans tout cela ? Il existe pourtant mille et une raisons pour lesquelles le « green business » devrait figurer parmi vos priorités. Nous nous concentrons ici sur le top 5 :

  1. Vous ne vous sentez peut-être pas concerné, mais vos futurs collaborateurs, si. Pour la génération Y, une population active plus importante en nombre que les baby-boomers, les questions de conscience environnementale sont au cœur des préoccupations. Pour eux, le monde de l’entreprise doit « œuvrer davantage en faveur des enjeux de société dans des domaines prioritaires », notamment l’appauvrissement des ressources (56 %), le changement climatique (55 %) et l’égalité des revenus (49 %). Ils privilégieront donc des employeurs qui partagent ces mêmes valeurs.

Selon l’étude Millennial Survey du cabinet Deloitte, « 50 % des sondés de la génération Y veulent travailler pour une entreprise aux pratiques éthiques ». On y apprend aussi que 70 % des salariés auraient une meilleure opinion de leur entreprise si elle leur permettait de réduire leurs émissions carbones. Enfin, 24 % des personnes interrogées déclarent être prêtes à accepter une baisse de 10 % de leur salaire au profit de la protection de l’environnement.

  1. Les préoccupations environnementales ne concernent pas que la génération Y, mais aussi vos clients et investisseurs. D’après un sondage mondial de Nielsen sur la responsabilité sociale des entreprises, « 50 % des consommateurs se disent prêts à payer plus pour les produits et services d’entreprises qui pratiquent des politiques de redistribution ».

On observe aussi une poussée du mouvement en faveur d’un investissement responsable, sous l’impulsion d’un activisme actionnarial qui exige des entreprises qu’elles « publient leur empreinte carbone, émissions de mercure, indicateurs d’efficacité énergétique, politiques de recyclage, soutien d’actions politiques allant à l’encontre de la protection environnementale, etc… On leur demande également de prendre publiquement position sur des questions allant du réchauffement climatique aux énergies renouvelables ».

  1. La collaboration à distance permet de réduire les coûts opérationnels sur de multiples postes. Selon le cabinet d’étude Global Workplace Analytics, le télétravail permettrait aux États-Unis d’économiser plus de 700 milliards de dollars (environ 630 milliards d’euros). « Les entreprises économiseraient plus de 500 milliards de dollars en immobilier, électricité, absentéisme, turnover et productivité des effectifs… [Elles pourraient] augmenter la productivité nationale de 5 millions d’années-hommes, soit une valeur de travail de 270 milliards de dollars, [et] économiser en énergie, services de nettoyage et d’entretien, sécurité, maintenance, papeterie, boissons chaudes et froides, places de parking, défraiement des transports, conformité ADA, taxes environnementales, équipements, mobilier et fournitures de bureau ».
  2. Des crédits d’impôts sont désormais accordés aux entreprises qui souhaitent s’engager dans une politique de développement durable. Aux États-Unis, un certain nombre d’États comme la Virginie, la Géorgie et l’Oregon offrent aux entreprises des incitations financières à l’adoption du télétravail. De leur côté, l’Arizona, le Vermont, le Washington et le Connecticut proposent aux entreprises des formations gratuites dans ce domaine.

L’Agence américaine de la protection de l’environnement (EPA) intervient auprès d’entreprises nationales et européennes pour leur offrir des conseils et outils de mise en conformité aux politiques et réglementations actuelles et futures. Enfin, dans cinq grandes villes américaines, l’EPA propose aujourd’hui des crédits d’impôts aux entreprises qui donnent à leurs salariés la possibilité de travailler depuis chez eux.

5. L’écoresponsabilité ne sera bientôt plus perçue comme un avantage concurrentiel, mais une obligation légale. « L’application des lois environnementales fait partie intégrante du plan stratégique de l’EPA pour la protection de la santé publique et de l’environnement. L’agence s’assure du respect des normes environnementales dans les entreprises et, si nécessaire, engage des actions civiles ou pénales en cas d’infraction ». En clair, même si le parcours est semé d’embûches, il est temps pour les entreprises de « se mettre au vert ».

A propos de l'auteur

Basée à Atlanta, Suzanne Smith est la Directrice des ressources humaines d’Arkadin en Amérique du Nord. Elle est responsable des orientations stratégiques des fonctions, politiques et processus RH dans une optique de croissance et d’atteinte des objectifs à court et à long terme. En tant que membre de l'équipe de direction, Mme Smith développe et communique des stratégies destinées à accompagner l'action de collaborateurs compétents, motivés et dynamiques. Au cours de sa carrière, Mme Smith a occupé plusieurs postes RH dans lesquels elle a mis en place des programmes d’attraction, d’engagement et de fidélisation des talents qui font le succès de l’entreprise. Ses principaux hobbies sont la cuisine, les concerts et les évènements culturels et sportifs.

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